Chansons de tradition orale en langue bretonne
dans les livres, revues et manuscrits
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Caractéristiques du chant

Référence : M-00091
Titre critique breton : Tudjentil an amzer dremenet hag ar re a vremañ
Titre critique français : Les nobles d’hier et d’aujourd’hui
Titre critique anglais : The nobles of yesterday and today
Résumé :
Bretons, faisons une chanson sur les hommes de Basse-Bretagne. Ils n’ont plus que regrets et peines de cœur.
Autrefois, on ne voyait pas se promener ici les oiseaux verts du fisc. Le pays ne devait impôt ni sur le sel, ni sur le tabac, ni sur le cidre. On n’envoyait pas nos jeunes gens mourir à l’étranger. Des hommes de bien soutenaient le pays, donnaient du pain aux pauvres, des remèdes aux malades.

L’année où ma mère devint veuve, elle avait neuf enfants et pas de pain. Elle va trouver le nouveau maître du manoir lui demander de l’aide.
– « Va-t’en ! Où je lâche sur toi mon chien ». Elle part en pleurant : – « Que donnerai-je à mes enfants ? ».
Elle rencontre le seigneur comte du manoir de Pratuloh qui, lui, donne de l’argent pour acheter du pain. Voilà des hommes qui ont du cœur et qui écoutent les gens de toute condition. Ceux-là ne font pas payer d’amendes indues.
Les lâches sont les nouveaux gentilshommes. Le monde devient de plus en plus dur. Fou celui qui a cru que les corbeaux deviendraient colombes, que la fleur de lis sortirait de la fougère, que l’or brillant tomberait du haut des arbres.
Chers pauvres, consolez-vous, ce que vous n’avez pas ici, vous l’aurez dans l’autre monde.

Thèmes : Contestations politiques
Note :
[de La Villemarqué] qui précise que Aotrou kont maner Pratuloh, le comte de Laz a eu, en outre, l’occasion d’intervenir comme médiateur dans une affaire opposant les paysans au notaire Dejars de Spézet.

[de C. Le Mercier d’Erm] qui présente le comte Joseph Jegou du Laz, de Pratulo, en Poher, comme un autonomiste breton de 1835, ami de La Villemarqué.

[de F. Gourvil) qui voit dans ce chant une pièce presque entièrement inventée par La Villemarqué, mis à part la partie relative à la veuve allant mendier du pain, qu’il considère comme un démarquage de 342-An Aotrou hag an intanvez baour.

Études

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