Chansons de tradition orale en langue bretonne
dans les livres, revues et manuscrits
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Caractéristiques du chant

Référence : M-00313
Titre critique breton : Sant Padern
Titre critique français : Saint Paterne
Titre critique anglais : Saint Paterne
Résumé :
A/ – Le père méchant maudissait ses enfants. Un de ceux-ci, âgé de trois mois, lui dit : – « Croire les calomniateurs est cause de désunion. On vous a dit que je suis fils d’un prêtre et mes frères, enfants d’un clerc. Grâce à Dieu, nous ne le sommes point ».
Le père est surpris d’entendre l’enfant parler si tôt.
– « Et pourquoi non, puisque je suis inspiré de Dieu. Quand ma pauvre mère entrera dans la maison, agenouillez-vous devant elle et demandez lui pardon. Si elle vous pardonne, vous irez en Paradis ».
La mère pardonne, puis l’enfant va sur la tombe de son parrain. La tombe se fend : – « Merci, mon filleul, j’étais au purgatoire et tu m’as sauvé ».
Quiconque chante cette gwerz avec sincérité obtient la joie du Paradis.

B/ – Sur deux jeunes gens séparés par les mauvaises langues. – « J’ai un enfant depuis trois mois sans plaisir à cause des calomnies ».
L’enfant de trois mois marche seul pour aller à la messe, à l’étonnement de tous, puis va sur la tombe de sa marraine. La tombe s’ouvre et il accuse sa marraine d’être la cause de la brouille entre ses parents, l’ayant faussement accusé d’être le fils d’un prêtre.
– « Je suis saint Padern ».
Rentrant à la maison, il trouve son père pleurant et le console, promettant de faire revenir sa mère.
Quand celle-ci arrive, elle lui propose de téter mais saint Padern s’écrie :
– « Vous m’avez sevré d’assez bonne heure à l’aide de bouillie de froment et de lait bouilli, la nourriture des innocents ».

Thèmes : Vies de saints ; Miracles, apparitions ; Concurrent ou calomnies

Versions (2 versions, 2 occurrences )

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