Chansons de tradition orale en langue bretonne
dans les livres, revues et manuscrits
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Caractéristiques du chant

Référence : M-01391
Titre critique breton : Biron ha d’Estaing
Titre critique français : Biron et d’Estaing
Titre critique anglais : Biron and d’Estaing
Résumé :
A/ Biron avait envie de danser et de donner le bal à d’Estaing.
– « Je suis prêt quand vous voudrez, donnez le signal, je vous contenterai ».
Biron souffle dans sa bombarde, d’Estaing dans son biniou saute comme une bique au son de la musique.
– « Voyons ! Biron, vous reculez mon ami ! ».
– « Vous m’avez cassé le derrière, je mourrai si la soirée continue ». Biron, fatigué, va se plaindre à saint Cristophe – « Plus jamais avec le comte ne danserai ».

B/ Biron : Bonjour, mon camarade, vous aimez la Grenade, c’est une belle fleur.
D’Estaing : J’aurai cette Grenade pour mettre à mon bouquet. Après cette bataille, nous aurons du repos.
Biron : Ma flotte se sépare, le tonnerre et la foudre sont tombés à mon bord.
D’Estaing : Qu’on redouble la charge, canonniers !
Biron : Mes vaisseaux brûlent : Adieu belle Grenade. Sauvons-nous au plus vite, la mer est rouge du sang de mes soldats. Je me vois bien malade puisqu’il faut que je meure !

Thèmes : Batailles navales
Note :
[de Savina] : Très vraisemblablement, cette chanson fait allusion à un épisode de la guerre d’indépendance américaine. Le 6 juin 1779, le vice-amiral d’Estaing, après avoir pris aux Anglais Saint-Vincent et la Grenade, livra bataille à l’amiral Byron, qui commandait 21 vaisseaux de ligne. L’escadre anglaise fut repoussée.
Attribué à Jean-Marie Testard (vers 1712-1794).

Études

Versions (3 versions, 14 occurrences )



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