Chansons de tradition orale en langue bretonne
dans les livres, revues et manuscrits
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Caractéristiques du chant

Référence : M-00206
Titre critique breton : Fantig Pikart o nac’hañ skoazell he maeronez
Titre critique français : La meurtrière qui refuse l’aide de sa marraine
Titre critique anglais : The murderess who refuses the help of her godmother
Résumé :
A/
– La dame de Leskildri voit sa levrette revenir avec un nouveau-né mort en travers de sa gueule, emmailloté dans un linge au nom de Fantig Pikart.
Elle va chez ses métayers, demande au vieux Pikart où sont ses filles : – « Deux sont à laver à l’étang, Françoise est au lit, malade ».
– « Prenez garde, ma filleule, que vous n’ayez commis un meurtre. Si vous aviez voulu avouer, j’aurais élevé votre enfant ».
– « Ma marraine, pourquoi êtes-vous jalouse, votre mari est un honnête homme ».
La dame de Leskildry comprend l’allusion, sort furieuse et fait arrêter Fantik Pikart.
Celle-ci en montant sur la potence : – « Je voudrais que le manoir de Leskildry soit en feu et le seigneur au milieu, c’est lui qui est la cause de ma mort ».

B/ Dans la version de Bourgeois, Fantik Pikart dit :
– « Entre Leskildry et la maison de mon père, il y a un puits profond où j’ai déjà jeté dix enfants. Le onzième que j’ai mis dans le bois est la cause de ma perte ». Et elle accuse le meunier de Sainte-Croix.

Thèmes : Infanticides
Note :
[de Luzel] : Il y a une maison de Leshildry, Lesquildry en Plouguiel. Une autre, Lezhildry en Goudelin.

[de Bourgeois] :
Également nom d’un ancien domaine, près de Runan, sur l’emplacement d’un ancien manoir du même nom.
La pendaison a été abolie en France courant XVe siècle, mais l’expression être pendu a continué plus tard alors qu’on pratiquait la décapitation.

Versions (9 versions, 18 occurrences )



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