Kanaouennoù an hengoun dre gomz e brezhoneg
kavet el levrioù, kelaouennoù ha dornskridoù
Distro d’an enklask

Resisadurioù diwar-benn ar c’han

Dave : M-01333
Titl unvan e brezhoneg : Gousperoù ar raned
Titl unvan e galleg : Les vêpres des grenouilles
Titl unvan e saozneg : The frogs’ vespers
Diverradur :
– « Chante bellement Killore, le plus beau couplet (la plus belle série) que tu connaisse ! ».
[numération de couplets, apparemment sans sens cohérent entre eux, de 1 à 12, avec reprise des couplets précédents].
Douze épées mignonnes démolissant un pignon, onze truies, dix navires sur le rivage chargés de vin, neuf fils (prêtres) armés revenant de Nantes, leurs épées rompues, leurs chemises sanglantes, huit vieilles à battre sur l’aire, sept jours, sept lunes, six frères, six sœurs, cinq vaches très noires, quatre canards chantant l’Exaudi, trois reines dans un palais possédant les trois fils d’Henri, deux anneaux d’argent. Voici les douze séries les plus belles que je connaisse.

Tem : Kanaouennoù gant listennoù
Notenn :
Les essais d’interprétation ont été multiples et souvent extrêmes : depuis La Villemarqué qui présente ce chant comme une pièce initiatique entre un druide et un enfant à ses détracteurs qui n’ont voulu y voir qu’un exercice de mémoire et de diction et ont voulu comprendre « grenouille » là où il faut malgré tout admettre « série » ( Que voudrait dire « Que me chanteras-tu ? Quelle est la plus belle grenouille que tu connaisses ? » ... Et suivraient ainsi douze grenouilles bien alignées...).
Quoi qu’il en soit, il faut reconnaître à ce chant son caractère européen qui peut être considéré comme un bon indice d’ancienneté. (Version morave christianisée mentionnée par Durocher et qui, comme par hasard, met en présence un maître et son élève : « Petit maître, si instruit, peux-tu nous dire ce qui est un ? ». Voilà qui nous éloigne des grenouilles).
Par ailleurs, il fait bien reconnaître aussi que dans l’esprit des chanteurs, si aucun ne peut expliquer le sens des paroles, aucun non plus ne considère ce chant comme insignifiant. Et, en effet, les paroles elles-mêmes, pour hermétiques qu’elles soient, ont une autre dimension que ce qu’il est courant de trouver dans ce genre de chanson cumulative.

Voir L’étude de Jean-Jacques Boisdron, « Gousperoù ar raned ha gourspered "Ar Rannoù" » (Skridoù Dastum, 1993) donnant de multiples versions de ce chant, tant bretonnes qu’étrangères, et introduisant une possibilité d’explication calendaire du texte.

Studiadennoù

Stummoù resis (23 stumm resis, 44 degouezh )

Liammoù



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